Paris Bamako en peugeot

Les dogons

11:31, 27/02/2004 .. 0 commentaires .. Lien

 

Dans la région de Bandiagara, au coeur de la savane, du haut de falaises se perchent les villages dogons. Il y a plusieurs siècles, les Dogons fuyant l'islam, sont venus se réfugier, dans ces falaises isolés. Ils chassèrent le peuple Téllem qui vivait dans des habitations troglodytes.

Aujourd'hui, classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour la richesse de sa civilisation, les Dogons sont réputés pour leur art, en particulier leurs masques spectaculaires qui correspondent à des rites complexes.

Véritable musée vivant, les dogons forment un véritable peuple avec leur propre langage et une culture traditionnelle parmi les mieux préservés d'Afrique. Leurs croyances animistes sont solidement enracinés et transmises oralement de génération en génération.

Le pays Dogon est un sanctuaire dans lequel on pénètre où le passé se mêle au présent et dans lequel notre guide Hamidou nous aura guidé pendant 5 jours inoubliables...

 

"ça va les bidons ?"

Dans tous les villages que nous avons traversé, nous avons été touchés par les enfants et leurs regards pétillants.
Nous étions accueillis par des groupes d'enfants aux larges sourires, vous prenant par la main en criant de leurs petites voix "ça va, ça va ?" où " tu me donnes les bidons ?" (bouteilles d'eau vides leur servant à transporter l'eau) et par les plus jeunes ça peut donner un mélange, "ça va les bidons?".

La natalité dans ces villages est très forte et les nombreux enfants aident leurs parents pour les travaux aux champs. Dans les plus grands villages, les enfants vont à l'école.

 

 

Séo, Séo

Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo, Séo. Ca va? L'art de se saluer entre Dogons. Traduction :
-Salut!
-Ah, salut!-Ca va?
-Ca va.
-Et les enfants, ca va?
-Ca va.
-Et ta femme, ca va?
-Ca va.
-Et tes parents, ca va?
-Ca va. Et toi, les enfants, ca va?
-Ca va
-Et ta femme, ca va?
-Ca va.
-Et tes parents, ca va?
-Ca va.
-Bon alors à bientôt.
-Ok, à bientôt.

Assez drôle a écouter, surtout lorsqu'ils sont 3 ou 4 à se rencontrer...

 




Mali

07:17, 23/02/2004 .. 0 commentaires .. Lien

L'arrivée au Mali est épique. De nuit, on va à la douane. Le gros douanier nous renvoie à la police pour acheter le laissez-passer touristique. Cher. Sketche des policiers qui sont lents et incompétents. Ils font n'importe quoi en mélangeant nos passeports. On finit par avoir ce papier, on va à la douane. Le gros douanier nous fait payer cher ses visas. On n'a presque plus d'argent, et le seul guichet de retrait au Mali est à Bamako !

On trouve un endroit pour passer la nuit, on loue une chambre ignoble, avec douche dont tu sors plus sale qu'en entrant... On boit quand même des bières fraîches (y avait longtemps). La nuit est infestée de moustiques. Bref, on n'a pas du tout le moral
Le lendemain, des Français retraités d'EDF qui font une mission humanitaire nous prêtent 200 euros contre un chèque français. Cool, ils nous offrent même l'apéro: du Ricard AVEC glaçons!!! Le moral remonte !

 

Etape 2 : Nioro du Sahel

Je donne mes 38 paires de chaussure de foot pour enfants et mes 15 ballons au président-directeur-général de la jeunesse et des sports de la ville de Nioro !!! Je reçois de vifs remerciements et une promesse de lettre officiel à mon club de foot donateur !

Le receveur des postes de Nioro veut acheter la voiture de Momo. Ils s'entendent sur le prix, très bon (12000f). On décide donc de laisser Momo et Adrien à Nioro pour faire toutes les formalités pour la bagnole et de se retrouver le lendemain à Bamako.

De notre côté, on trouve un pseudo-guide (Moussa) qui accepte pour 200f de nous guider jusqu'à Didieni, c'est à dire 300 km de piste difficile. Après c'est du goudron sur 200 km jusqu'à Bamako.

 

Etape 3 : Nioro-Didiéni : la piste difficile

La piste est vraiment difficile, il faut sans cesse prendre les petites déviations car la piste principale est pourrie par les camions. On s'ensable quelques fois, il fait vraiment très chaud. On arrive tant bien que mal à Diéma (soit 104km) en fin d'après midi.

Epuisés, on hésite à continuer. Finalement, on prend la route de Didieni, soit 175 km de piste en tôle ondulée. La pire du voyage. De nuit. La voiture tremble de partout dans un vacarme inquiétant, je roule à 80km/h pour limiter les vibrations, Futfut file lui à presque 100km/h.
Deux soudures sautent sous le capot, une pièce en plastique vient frotter contre le ventilo, on répare avec de la ficelle. Deux fois. On n'en peut plus, il est 21h quand il nous reste 20 km à faire. C'est certainement la journée la plus éprouvante du voyage et ces sur ces derniers 20 km que le pire nous attends...

 

Etape 4 : L'accident de bus

Au loin des lampes de poches dans la nuit, des gens affolés nous font signe de s'arrêter. Un bus s'est renversé et il y a des blessés partout. C'est un carnage et bien sur il n'y a pas d'ambulance, c'est le Mali. Je sors de la voiture pour voir les dégâts. Je me retourne, on a mis trois blessés grave dans ma voiture pour que je les transporte ! Je ne sais pas quoi faire.
C'est l'hystérie totale et on ne peut pas les laisser comme ça. On décide de les amener à Didieni pendant que Futfut part devant chercher du secours en trouvant le téléphone le plus proche.
J'ai deux blessés entassés sur la place passager, Hervé et Moussa sont derrière. La voiture est surchargée. On fait 10 km. Le stress, les blessés ne parlent plus, ils pissent le sang, le crâne ouvert, la tête défoncée. Tout d'un coup je me rends compte que la voiture chauffe. Je descends: plus d'eau, fuite du radiateur.
Il était temps de s'arrêter. Heureusement on a de l'eau, on remplit le radiateur, ça coule en goutte à goutte, ça devrait tenir, je mets un peu d'anti-fuite. On repart mais c'est pas fini...

 

Etape 5 : Didiéni

Au bout de 5 km, on crève! L'hallucination, on a fait 6000 km sans crever, il faut que ça nous arrive avec des Macchabées en sursis dans la bagnole! Le pire de tout c'est que je me rends compte avec effroi que l'on a pas le cric (je l'avais filé à Futfut qui est parti devant) On voit des lumières au loin. C'est un camion arrêté. Il nous prête un cric à camion .. que l'on arrive pas à adapter à la voiture. Désespoir.

Finalement, Futfut revient, il n'a pas trouvé de téléphone dans le village d'à côté. Grâce au cric on change la roue et on repart. Les 5 derniers km sont un calvaire. On arrive quand même au dispensaire de Didieni ...sans médecin. Ya un infirmier qui se réveille et qui prend les blessés en charge, mais il n'a ni médicament, ni même un lit pour ces pauvres mecs qui ont le crâne défoncé! On se rend compte qu'on n'a plus rien à faire, on laisse ces blessés à leur triste sort, ils seront au mieux transportés le lendemain sur Bamako, inch'allah.
On passe la nuit sous la tente à Didieni, on est bien fatigués et choqués par l'accident .
Le lendemain on prend la route pour Bamako...

 

Etape 6 : Bamako

7500 km au compteur en arrivant à Bamako ! On a réussi !

Pour vendre les voitures, il faut les réparer (soudures à refaire, radiateur à réparer, phares à changer) et il fait nuit quand on rentre. Je suis arrêté par un flic pour " franchissement de ligne continue "! Il veut mettre les deux voitures à la fourrière! Il confisque les papiers. Les autres infractions qu'il nous trouve sont: pollution (ma voiture fume), défaut d'assurance (on n'a pas les assurances maliennes), on sent l'alcool (!!) (on a bu l'apéro avec Futfut en attendant les réparations des voitures). Je bavarde avec lui, il finit par nous laisser partir contre deux ballons de foot que j'ai encore dans la voiture! On hallucine..

Le soir on retrouve Momo et Adrien qui nous ont rejoint en bus. La vente de sa voiture a mal tourné et il s'est fait extorqué la moitié du prix de vente par la douane !
O n sort se détendre, resto, biéres, concerts..demain il faut vendre les voitures et la journée va être difficile..

 

Etape 7 : Vente de voitures

Aujourd'hui, on doit vendre les caisses, chose pas facile avec une gueule de bois. En plus on doit partir le lendemain pour le trek en pays Dogon, donc faut s'activer.
On passe une journée de négociations où j'ai fini par me faire rouler dans la farine par des acheteurs de bagnoles bien roublards, qui m'ont raconté n'importe quoi, des prises de tête avec les intermédiaires etc... Je finis par fourguer la caisse pour 4000f, faut dire que le moteur est à l'agonie, ça je veux bien les croire... Futfut s'en tire mieux avec 8000f en poche.

Après il a fallu courrir à la mairie pour obtenir le papier officiel de la vente mais la mairie est fermée et je me retrouve avec un papier d'auto-école (ami de mon revendeur de voiture) avec un tampon improvisé ! N'importe quoi !

J'ai quand même un petit pincement au cœur de me séparer de ma belle 504 bleue avec laquelle j'ai passée de si bons moments…
Mais ça y est, on a fourgué les caisses, on a l'esprit libre, on se casse de Bamako, ville trop fatiguante, vers le pays Dogon.




Mauritanie

01:07, 16/02/2004 .. 0 commentaires .. Lien

 

4079 km au compteur depuis Paris. Voilà 9 jours que nous sommes partis de Toulouse c'est à la tombée de la nuit que nous atteignons le PK46, la frontière mauritanienne. Il faut passer la police et la douane Marocaine, puis la pré-douane mauritanienne, puis la douane proprement dite etc... Les postes de contrôles n'en finissent pas et c'est à la lampe de poche dans une petite cahute en plein désert qu'on tend nos passeports et carte grise..sans oublier le petit "cadou" du douanier.

Un douanier mauritanien, en fouillant ma caisse me vole tranquillement deux rames de papiers initialement destinées aux petits maliens. Pas gênés. Les formalités effectuées, on recrute un sombre guide qui accepte de nous faire franchir une portion de piste mal éclairée. Il passe devant avec sa voiture qui n'arrête pas de caler! On finit par arriver à bon port au point kilométrique 46 où on retrouve notre guide qu'on avait contacté, qui va nous accompagner jusqu'à Nouakchott pour la traversée du désert.

 

Etape 2 : Le désert

A notre petit convoi s'est ajouté Loic et Marie en 405 break. Nous les avons rencontrés à Dakhla et ils descendent jusqu'au Sénégal. Aujourd'hui c'est notre premier rendez-vous avec le désert et surtout le sable. Ca passe pas trop mal, sauf que Loïc avec sa 405 surchargée n'arrête pas de s'ensabler. On pousse, on creuse, on sort les plaques, on repousse, tout ça sous le soleil et un paysage de dunes.

Le soir on camp au pied d'un grande dune qui domine une grane étendue de sable. C'est grandiose et le lever de lune dans le désert est splendide. C'est le désert, le vrai celui qu'on voit à la télé..

Le lendemain, on conduit sans trop d'encombres. Nos voitures sont quand même trop basses et surtout trop chargées, on aurait dû les faire réhausser avant. Ca finit par passer. Je suis surpris par la résistance de la 504. Néanmoins, il faut préciser que l'alternateur ne fonctionne plus, on est obligés de démarrer aux câbles tout le temps, c'est pénible. On apprendra plus tard que ce sont les charbons de l'alternateur qui sont morts.


 

Etape 3 : Descente vers Nouakchott

Encore une journée dans le sable sous la chaleur à s'ensabler. La 505 a perdu les freins et fonce tout droit dans le décor pour ralentir. Nous arrivons au coucher du soleil sur la plage où les dunes de sables flirtent avec l'océan, dans un petit village Maure où nous passerons la nuit. Je garderai l'image de ces femmes nous faisant du thé, versant et déversant interminablement des verres dans d'autres, puis dans la théière, avec une dextérité étonnante. Tout ça pour nous faire déguster à chacun un tout petit fond de verre !


Le lendemain, on doit rallier Nouakchott. On fait une portion de route sur la plage. La technique n'est pas évidente: trop près de l'eau, on mouille la voiture, trop loin le sable est trop mou! Il faut donc un peu jouer au chat et à la souris avec les vagues.Puis pour quitter la plage il faut franchir une butte de sable. Il faut prendre 50 mètres d'élan pour ne pas s'ensabler et là Futfut après 2 jours de concentration de conduite sans freins craque et arrive si fort qu'il décolle dans les airs et explose le pare-choc avant ! Tout le monde rigole et on continue notre route jusqu'à Nouakchott.

 

Etape 4 : Nouakchott

A l'entrée de Nouakchott, un policier fait du zèle. Il veut absolument nous empêcher de passer sous prétexte qu'on a pas encore souscrit l'assurance automobile Mauritanienne! Pas étonnant, ya pas de bureau d'assurance dans le désert! Il répond que l'on aurait dû la prendre à Nouadhibou, mais on n'est pas passé par là!
C'est un mauritanien qui sort de je ne sais où qui lui lâchera 1500 oughiyas pour qu'il arrête son cinéma. (en fait j'apprendrai plus tard que c'est un acheteur de bagnoles intéressé par nos caisses !)
On a fait Toulouse-Nouakchott en 13 jours, c'est pas mal. On reste quelques jours à Nouakchott pour se détendre, boire des bières fraiches et récupérer les visas maliens.
Nouakchott est un cimetière de voitures R12 qui roulent dans des états pitoyables, parfois sans carrosserie! Hallucinant! Antoine vend sa bagnole et brade le bordel de son coffre. Ils partent avec Fatouma au Sénégal en taxi brousse. Fatou nous quitte donc, car elle va rendre visite à sa famille à Dakar.
Et nous on se met en route pour la route de l'espoir..

 

Etape 5 : La route de l'espoir

La route de l'Espoir, véritable trait d'union entre le Sahara et le Sahel, traverse le pays d'ouest en est de Nouakchott à Néma. C'est une bonne route goudronnée, toujours tout droit sur 150 km.

On fait une première escale aux abords de la ville d'Aleg (à 200km de Nouakchott). On camp à la belle étoile. Les criquets nous sautent dessus et ont fini par un attraper quelques uns pour s'amuser un peu.

Les paysages sont un peu monotones, une sorte de steppe à perte de vue. On dort le lendemain aux abords de la ville d'Ayoun El Atrous, 500 bornes plus loin. La frontière malienne n'est plus très loin.

 

Etape 6 : Arrivée au Mali

Pour trouver la route Ayoun-Nioro, c'est pas évident depuis Ayoun car la route est en construction. On passe par une piste, léger ensablement, il y avait longtemps.

Le douanier à Kobeni nous dit que c'est du billard jusqu'à Nioro, à une quarantaine de km. Gros menteur tu nous as bien eu: la route est en construction, donc presque toujours impraticable. Il faut prendre des déviations de sables qui sont défoncées par des camions. Il fait chaud, c'est la galère. On fait que s'ensabler, les travées creusées par les camions nous laissent aucune chance. On n'a plus d'eau. Les voitures chauffent.

Futfut à bord de la 5O5, ensablé se fait tirer par un camion. La sangle est mal attachée et le pare-chocs avant se fait arracher ! La journée été fatiguante et il fait nuit quand on arrive enfin à Nioro du Sahel, qui est le poste de douane malien
.




Le parcours : MAROC

01:00, 9/02/2004 .. 1 commentaires .. Lien

On débarque à Ceuta après une heure de traversée. 2069 km depuis Paris. 26 heures pour faire Toulouse - Ceuta, belle perf pour des vieilles bagnoles conduites par des petits chauffeurs à la gueule de bois!

A Ceuta, on fait le plein d'essence (80 litres de jerricans par bagnole), et on prend la direction de Tétouan. On débarque au Maroc en plein Aid-el Quibir, la fête du mouton, ça veut dire que tous les magasins sont fermés, et surtout les restos ! On est affamés, on subsiste en mangeant des vaches qui rient. On passe la nuit à Larrache où la ville est en pleine effervesence.

Le lendemain, on se lève tôt car on doit aller à Casablanca pour choper des visas pour la Mauritanie. Là c'est la course pour trouver une photocopieuse et un photomaton qui marchent..on y passe la matinée !
Après un passage au camping de Casablanca pour refourguer du matos (ordi, imprimante, vieux scanner..etc) et on file direction Marrakech...

 

Etape 2 : Marrakech - Ouarzazate

On décide de rester une journée à Marrakech. Faut dire que ça vaut le coup, Marrakech est une ville étonnante. On reste surtout dans la médina, aux alentours de la place Jama El F'na.
Repos bien mérité, on visite les souks, quelques monuments. Les ruelles sont superbes, mais les rabatteurs collent aux basques en permanence.

On décide de repartir à 18h, direction Ouarzazate.
On fait cette route de nuit. Il s'avère que c'est la plus belle route du Maroc, traversant le haut Atlas. On ne verra donc rien de ces splendides paysages, tant pis. On fait une pause dans un village berbère, où on nous propose fièrement..de la bière ! Ambiance bizarre, les gens sont très différents des autres Marocains rencontrés jusqu'à présent. Ils mettent les choses au point: "on est berbères, et fiers de l'être"!

On arrive donc très tard à Ouarzazate, qui est une ville construite par des militaires français.

Le Lendemain direction la Vallée du Drâa...

 

Etape 3 : La vallée du Drâa

Les paysages sont magnifiques. On fait une pause dans la ville d'Agdz, où on trouve un bon tagine (encore du tagine...), une couverture berbère (troquée contre une bouteille de rhum, un tee-shirt et on donne 200 dirhams, le compte est bon).

On fait une portion de piste entre Agdz et Foum'zguid, en se trompant de route ! 20km de piste en trop, juste pour le plaisir.

Le soir, on arrive à Foum'zguid, village bien paumé mais assez sympatique. On décide de s'arrêter là pour la nuit. On rencontre des Français qui font du 4x4 dans la région, qui hallucinent un peu sur nos bagnoles et sur notre projet! Ils se croient aventuriers avec leur 4x4 flambant neufs loués à Marrakech pour aller faire joujou dans le sable, on leur casse un peur leur mythe avec nos caisses pourries, surtout quand on leur dit qu'on va au Mali !

 

Etape 4 : Tantan : l'accident idiot

Foum-Zguid - Tan-Tan, l' étape est assez longue. On fait une escale bouffe dans la ville de Tata (Tagine for ever). On arrive de nuit à Tan-Tan. On a RDV dimanche soir à Dakhla avec Antoine et Gérald qui partent de Paris ... ce soir même (ils vont rouler non-stop avec une 505 break, leur but est de faire 10 jours de vacances Paris-Dakar en vendant la caisse à Nouakchott)
Départ pour Dakhla le vendredi matin tranquillou, le baume au coeur car il faut dire que pour le moment, on s'en sort bien.
Contrôle de flic à la sortie de la ville. Momo, en première position freine un peu brusque pour faire honneur au dit-contrôle, Futfut en seconde position arrive un peu vite mais s'arrête à quelques centimètres de la voiture de Momo. Et moi j'arrive derrière, Hervé est en train de me décortiquer une banane pour p'tit dej, je vois Futfut qui pile ...un peu tard, debout sur le frein, je dérape, ça suffit pas, boum, je m'encastre dans la 505 sous le regard ahuri des flics..
Demi-tour pour une journée folle de réparations et la rencontre avec les mécanos..

Etape 5 : La mécano

Résultats des courses: 504: radiateur percé, ventilo, phare gauche, calandre + carrosserie de devant foutus; 505:feu arrière cassé, pare-chocs arrière abîmé.

La chance, c'est que j'ai un radiateur de rechange dans le coffre, donc le changer n'est pas un problème. Je trouve un phare et une calandre. Un carrossier qui fait des merveilles pour une bouchée de pain. Par contre difficile de trouver un ventilo de 504. Je promets à un gamin un ballon de foot s'il arrive à dénicher ça.
Il revient dans l'après-midi avec un ventilo qui à l'air bien, on met ça. Bref, tant bien que mal, je réussi à faire réparer le tout, une journée dure à vivre car il a fallu bien se battre avec les réparateurs. Mais c'est pas fini, : le comodo de ma voiture se brise: les phares, les essuies glace et le lave-glace restent en position ON !


On reprend la route le lendemain pour Dakhla.

 

Etape 6: En route pour Dakhla

On passe par la ville de Laayoune, où on se perd. Là, je m'aperçois que le ventilo changé à Tan-Tan a complètement explosé, il ne reste aucune palle !
On file sur Boujdour, où on trouve des marchands de pneus qui essaient de nous dépanner. On passera toute l'après-midi à se battre avec les garagistes pour les speeder car ils sont hyper lents!

On trouve aussi un tricien qui me vend cher un comodo de rechange. Le ventilo qu'ils dénichent n'est pas adapté. Ils entreprennent de chauffer les palles au chalumeau pour leur donner la forme qui va bien pour qu'il ne touche pas le radiateur ! Interminable. On s'aperçoit aussi que les mecs de Tan-Tan ont aussi fait un court-circuit en branchant le radiateur... Re-interminable.

On arrive finalement à tout réparer, on part très tard vers Dakhla, on finit par y arriver le samedi soir tard où on arrose nos retrouvailles avec Antoine et Gérald ! Mission accomplie ... non sans mal.





Le voyage à travers le Maroc, la Mauritanie et le Mali

12:46, 3/02/2004 .. 0 commentaires .. Lien

Le but de notre voyage est de rallier Paris à Bamako en Peugeot, puis de les vendre sur place.

Durant 4 semaines, nous avons traversé les hauts plateaux du Maroc, le désert grandiose mauritanien et les routes précaires du Mali.

7500 km, 1700 litres d'essence pour nos 3 voitures et beaucoup d'aventures et de rencontres inoubliables nous ont permis de faire de ce voyage une expérience unique et fortes en sensations !

Nous avons fini notre périple par une randonnée en pays Dogon.

 




Les voitures...

12:51, 2/02/2004 .. 0 commentaires .. Lien

Notre équipe est composée d'une Peugeot 405 GL break, année 1988, 154 000 KM avec à bord Momo, Fatou, Adrien; une Peugeot 505, année 1986, 256 000 KM avec à bord Guillaume (dit Futfut) et Céline; et Peugeot 504 berline, année 1978, 320 000km, à bord Johan et Hervé.

Nous avons testé et approuvé : Peugeot c'est du solide !

La 504 berline nous a agréablement surpris pour sa résistance à l'ensablement. La 505 et ses roues motrices à l'arrière a permis d'assurer sur 400 km sans freins dans le désert. Et la 405 break, l'infatiguable sur tous terrains !

 




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